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QUESTION ET RéPONSE

14/12/2001
Je bois journellement deux à quatre Duvel. Suis-je un alcoolique ?

Question: Je suis un buveur de Duvel. Je bois tous les jours quelque 2 à 4 Duvel. Cette bière merveilleuse me débarrasse du stress journalier et m’apaise (temporairement ?). Les membres de mon cercle d’amis boivent également de la bière Duvel. Suis-je réellement alcoolique ? Cette quantité peut-elle nuire à mon corps et/ou mon esprit ?
V.T. de Ypres

Réponse: A première vue, je déclarerais que deux Duvel par jour constituent une quantité acceptable, trois par jour une quantité limite et quatre par jour sans nul doute une quantité trop élevée. Il est toutefois difficile de tracer une limite précise entre le fait de boire en toute sécurité, offrant en outre des effets favorables pour la santé, et le fait de boire trop, entraînant ainsi une inversion des effets positifs en une influence négative. La consommation responsable est d’ailleurs sujette à différentes définitions. Vous trouverez un certain nombre de descriptions détaillées sur ce site. Pour ce faire, vous activez la fonction de recherche et vous introduisez en tant que mot-clé : boire modérément. Vous obtiendrez ainsi une liste d’articles traitant de ce sujet.

Il est tout aussi difficile de dire à quel moment quelqu’un est ou devient alcoolique. En premier lieu, il faut faire la distinction entre l’accoutumance mentale et l’accoutumance physique à l’alcool. Lorsque vous vous réjouissez réellement en vue de consommer votre premier verre de la journée, il peut être question d’une dépendance mentale modérée. Si vous consommez de très grandes quantités d’alcool, cette consommation peut déboucher sur une dépendance physique et mentale.
Comme précédemment, il convient de savoir ce que représente une très grande quantité d’alcool. Grosso modo, on dit qu’il faut boire plus de huit verres par jour pendant plusieurs années avant de voir apparaître une accoutumance physique, bien qu’il soit impossible de tracer une limite précise. Certaines personnes deviennent dépendantes de l’alcool avec cinq consommations par jour, tandis que d’autres ne connaissent de sérieux problèmes qu’en buvant plus de vingt consommations par jour pendant des années.
En cas de dépendance physique, vous êtes confronté à deux phénomènes : il vous faut toujours plus d’alcool pour obtenir l’effet (stupéfiant) souhaité et votre corps proteste réellement lorsqu’il ne reçoit pas sa ration d’alcool. Cette protestation s’exprime par des phénomènes de désaccoutumance ou de d’abstinence : la sensation d’être ‘mal fichu’, les tremblements, l’anxiété.
La dépendance mentale signifie plutôt que le consommateur se sent agité lorsqu’il n’a pas bu. Il est alors question d’un besoin très pressant d’absorber une boisson alcoolisée.

La raison pour laquelle l’un devient plus rapidement un alcoolique, tandis qu’un autre semble apparemment résister avec plus de succès, est liée à plusieurs causes.
Différents facteurs peuvent jouer un rôle, tels que les traits de caractères, le fait de boire surtout pour éviter les tensions ou les problèmes psychiatriques. L’hérédité peut également jouer un rôle, ainsi que l’influence de l’environnement : plus celui-ci ‘manie’ l’alcool, plus vous courez de risques d’être confronté à un abus. Il s’agit donc de limiter sa propre consommation, de réellement savourer un ou deux verres et de s’en tenir là. De cette façon, vous ne courez aucun risque de voir apparaître des effets nuisibles liés à l’alcool.

Dr M.F.

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