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alcool et santé physique 04/08/2006 Les absurdités de Floyd Landys à propos de la bière et des testostérones
Les études scientifiques concernant les effets de la bière sur le taux de testostérones chez l'homme sont limitées. A ce jour, la littérature scientifique confirme qu'une consommation excessive n'entraîne pas une élévation du taux de testostérones, mais provoque au contraire une chute du niveau ! Dans le cadre d'une étude américaine, une dizaine d'hommes en bonne santé a consommé journellement une ration modérée de bière pendant trois semaines. Le niveau de testostérones a chuté d'environ 7%. Une expérimentation néerlandaise similaire a produit des résultats comparables. Des chercheurs finlandais et japonais sont parvenus aux mêmes conclusions, mais ont par contre remarqué que le niveau de testostérones était effectivement sujet à une hausse chez les femmes. Il est vrai que les conditions de telles expérimentations sont très différentes de celles que vivent les coureurs cyclistes, comme Floyd Landys, qui attribue sa percée hormonale à deux bières et quatre whiskys bus à la veille de son étape de montagne si triomphale. Les expérimentations pointent toutefois dans une certaine direction et celle-ci n'étaye certes pas la thèse du coureur. A ce jour, une augmentation du niveau de testostérones n'a jamais été constatée dans le cadre d'expérimentations humaines, alors que cela a été le cas dans le cadre d'une étude américaine sur des rats. Landis n'est pas le premier athlète qui attribue sa valeur trop élevée de testostérones à la bière: le sprinter américain Dennis Mitchell a expliqué son taux de testostérones anormalement élevé par quatre rapports sexuels et la consommation de six bouteilles de bière. Dans le cadre des études susmentionnées, il s'agit de la mesure des testostérones propres au corps. L'hormone synthétique utilisée par certains athlètes est de épitestostérone, qui présente une composition chimique similaire à celle de la testostérone, tout en offrant une structure légèrement modifiée. Le corps est incapable de transformer l'un de ces produits dans l'autre. Depuis plusieurs années, une technique de pointe permet de faire la distinction entre les deux hormones. En présence d'un rapport supérieur à 6 entre le produit propre au corps et le produit synthétique, les scientifiques concluent au dopage, à moins que cette valeur trop élevée ait une cause physiologique ou pathologique. Mais celle-ci doit alors être connue à l'avance.
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