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alcool et santé mentale 22/04/2005 Le cerveau féminin plus sensible à l'alcool ?
Les absorptions brusques et répétées d'alcool, suivies de périodes d'abstinence, causent plus de dommages au cerveau que l'absorption ininterrompue, progressive, d'une même quantité d'alcool pendant un même laps de temps. C'est ce qui ressort d'une étude britannique récente, qui démontre également que le cerveau d'une femme subit plus violemment cet effet que celui d'un homme. Cette étude qui a trait aux jeunes buveurs d'alcool démontre qu'une consommation importante peut déboucher sur un effet de dépression et nuire aux capacités cognitives. Les chercheurs ont étudié le comportement de 100 étudiants en bonne santé, âgés de 18 à 30 ans, par rapport à l'alcool. Ces personnes étaient selon leurs propres dires des buveurs sociaux modérés à lourds. Une consommation importante d'alcool ne signifie pas qu'il arrive au sujet de boire quatre verres à la file à l'occasion d'un repas, par exemple, déclare Townshend, l'un des chercheurs. Nous entendons par buveur lourd quelqu'un qui sort le vendredi soir et qui boit pour devenir ivre. Dans le passé, un tel comportement était principalement le fait des hommes, explique Townshend. Mais nous constatons qu'ils sont désormais rapidement rattrapés par les femmes. L'élément nouveau qui se dégage de cette étude est que les femmes subissent plus violemment les effets d'un tel comportement que les hommes. Des tests standards (pas effectués en cas de gueule de bois) ont démontré que les grands buveurs sont plus anxieux et plus sujets à un état dépressif. Nous n'avons pu établir aucun lien entre le laps de temps qui s'est écoulé depuis le dernier verre et le degré de bien-être. Les grands buveurs ont réalisé des scores moins performants dans le cadre de tests cognitifs, ainsi que dans le cadre de tests de mémoire, ce qui peut indiquer que le lobe cervical frontal est atteint par la boisson. Selon Townshend, l'étude ne permet pas de tirer des conclusions univoques en termes de cause d'une part et de conséquence d'autre part: il est possible que les personnes dépressives se rabattent plus facilement sur la bouteille, mais il est tout aussi possible que l'alcool soit la cause de la dépression. Il faudra des études plus approfondies pour trancher cette question. En vieillissant, la plupart des gens cessent la consommation excessive d'alcool, mais il n'est nullement prouvé que les effets du comportement antérieur disparaissent par le seul fait d'arrêter de boire, ajoute encore le chercheur. | ![]() |
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