RECHERCHE SCIENTIFIQUE
alcool et santé mentale
21/06/2002
Le "kick" lié à la consommation d'alcool
Pour une même quantité d'alcool, certaines personnes ressentent un "kick", tandis que d'autres se sentent mal à l'aise et incertaines : voilà ce que constatent des chercheurs de l'Université de Chicago. Ceux qui se sentent 'requinqués' par une consommation modérée d'alcool auront tendance à boire plus que les gens qui sont rapidement perturbés par cette même quantité d'alcool. On appelle le premier groupe les "binge-drinkers" (les noceurs), tandis que les personnes du second groupe sont désignées sous le nom de "light-drinkers" (buveurs légers).
Les "binge-drinkers" boivent au minimum dix verres par semaine, régulièrement cinq ou plus en une seule occasion, alors que les "light-drinkers" s'en tiennent à un grand maximum de cinq verres par semaine. Quinze minutes après leur premier verre, les "binge-drinkers" se sentent euphoriques, communicatifs et légèrement agités. Il semblerait que les "light-drinkers" ne ressentent nullement le kick du premier verre et sont dès lors moins enclins de boire plus. Les "binge-drinkers" indiquent qu'ils recherchent précisément ce kick du premier verre et que celui-ci les incite justement à boire plus. Les chercheurs ont essayé de savoir pourquoi les effets psychologiques de l'alcool diffèrent d'un groupe à l'autre. Ils ont constaté entre autres que le niveau de cortisol (le cortisol est une hormone qui apparaît en cas de stress) augmente chez les "light-drinkers" dès le premier verre, ce qui n'est pas le cas des "binge-drinkers". Il n'apparaît pas encore clairement si les différences entre les "binge-drinkers" et les "light-drinkers" sont déterminées par des facteurs génétiques.
Source: Alcoholism. Clinical and Experimental Research 2002;26:827-835.
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